Il faut organiser la formation continue des enseignants en entreprise, offrir des formations plus logiques dans les écoles secondaires et abolir à tout jamais les termes ‘aso’ (enseignement secondaire général), ‘tso’ (enseignement secondaire technique) et ‘bso’ (enseignement secondaire professionnel). L’industrie et l’enseignement ont décidé d’unir leurs forces pour renforcer l’enseignement technique et professionnel.
C’est plus que nécessaire. Les signaux d’alarme se multiplient depuis des années. De plus en plus de jeunes quittent l’école sans diplôme. Des milliers d’autres se perdent dans un système qui suscite la frustration tant dans les écoles que chez les employeurs. Ce sont surtout les formations axées sur la pratique qui sont source de préoccupations. Ainsi, il y a des inquiétudes au sujet de la septième année de spécialisation et l’apprentissage en alternance ne rencontre pas encore beaucoup de succès.
Après 25 ans d’efforts vains face à une tâche apparemment impossible, cinq organismes d’enseignement, les quatre plus grandes fédérations industrielles et l’organisation patronale Voka proposent un plan pour sortir l’enseignement en alternance du marasme. « Pour la première fois, les entreprises et les acteurs de l’enseignement se sont rapprochés », a déclaré Jolyce Demely, directrice générale d’Agoria, la fédération du secteur technologique. « Il s’agit d’une nécessité absolue, car l’industrie a besoin de talents. Cette collaboration est le début d’un nouveau partenariat. »
Des changements mûrement réfléchis
Dès la rentrée scolaire prochaine, les 10 partenaires souhaitent mettre en place des projets pilotes pour des jeunes en risque de décrochage scolaire. Ils demandent aux responsables politiques que l’infrastructure de formation du VDAB, par exemple, soit ouverte aux élèves, aux enseignants et aux travailleurs. Ils souhaitent par ailleurs une révision des obligations de stage et le maintien du statut d’enseignant invité, qui permet à des personnes du secteur privé de passer quelques heures devant une classe. Les différents partenaires souhaitent également collaborer plus étroitement à l’élaboration des programmes d’études.
Partager l’expertise
Les 10 partenaires souhaitent tout particulièrement abolir les termes 'aso’, ‘tso’ et ‘bso’. « On ne parlera plus que de finalités »[1], peut-on lire dans le plan.
Ces anciens termes apparaissent encore dans de nombreuses communications officielles. Jolyce Demely : « Désormais, nous veillerons déjà à parler nous-mêmes de 'finalité duale' et de 'finalité professionnelle', et non plus de ‘aso’, ‘tso’ ou ‘bso’. Nous attendons du ministre et du ministère qu’ils en fassent autant. »
L’industrie et les organismes d’enseignement décident de mieux s’entendre sur ce qui doit être enseigné dans le cadre des formations en alternance. L’industrie sera consultée si une formation risque de disparaître. Les entreprises seront invitées à partager leur expertise avec les écoles.
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25 avril 2025 | Johan Van Praet
Source : Klaas Maenhout dans De Standaard
[1] Dans les domaines d’étude à finalité duale, la théorie et la pratique seront étroitement liées. L’horaire sera réparti de manière plus ou moins égale entre cours théoriques et cours pratiques. Les élèves mettront en pratique les connaissances générales et la théorie technique apprises.
Dans les orientations à finalité professionnelle, les élèves choisiront d’apprendre une profession spécifique. Ce qu’ils apprendront théoriquement deviendra clair lorsqu’ils l’appliqueront dans la pratique.